Crise et adaptation de l'entreprise.
Par Jeremy Gautier le , 13:38 - Analyse - Lien permanent
En ces temps de crise profonde, il est plus que nécessaire de lancer son entreprise dans les eaux internationales.
Pourquoi subir la crise ?
Bien souvent j'ai pu observer des commerces les bras ballants devant une baisse spectaculaire de la consommation des ménages, la crise vous permet une remise en question, il ne faut donc pas hésiter à céder une activité historique pour concentrer ses forces sur un secteur plus rentable.
La crise c'est avant tout un modèle économique qui change, par exemple, la camif est un exemple type d'une société qui n'est plus en osmose avec son temps, voici donc une entreprise qui ne meure pas à cause de la crise mais qui est morte à moment voulu pour éviter de remettre en cause son modèle économique dans ses derniers souffles.
Comme exemple d'adaptation et de prise de recul je vais vous citer mon exemple (un peu prétentieux je sais) :
Mes ventes francophones sur mon business nationale (ecommerce) ont baissé de moité durant la crise et la récession, j'ai donc pris du recul et ai lancé 40 nouvelles versions du site ecommerce symbolisant 40 langues et donc 40 pays ciblés.
résultat en pleine crise : explosion du chiffre d'affaire en international ainsi que du bénéfice net et m'assurant maintenant une présence internationale dans plus de 60 pays.
Cette crise permet de prendre du recul, il ne faut pas observer la crise mais remettre en cause son modèle économique (ou business model) si celui ci vacille, inutile d'aller manifester puis de se montrer à la télé pour encore diminuer la consommation par psychose intra-médiatique.
La société, les mentalités ainsi que le monde changent, et ce n'est pas a cause de la crise mais bien tout le contraire, c'est la révolution culturelle qui l'a crée, ensuite tout est une question d'adaptation, mais comment voulez vous qu'une entreprise s'adapte , elle même s'étant financée par des investisseurs et devant suivre à la lettre un business model périmé ?
L'effondrement de grosses sociétés est en partie dut au manque de flexibilité des dirigeants ayant cédés trop de parts de leur capital. Impossible de réagir de manière flexible avec une corde au cou.
Voir tous ces gens manifester représentent bien notre société franco française, nous vivons dans un pays ou le mot le plus utilisé est le mot "VICTIME" le taux d'anxiété et de pessimisme y sont très élevé et c'est en partie dut au matraquage médiatique qui ne génère ses revenus uniquement que sur de l'événementiel, du buzz mais aussi des politiques qui se servent de cet alarmisme constant pour placer des cartes réconfortantes. En bref, le français moyen espère le changement mais ne fera rien pour si ce n'est tout le contraire.
C'est encore une fois donc à nous, entrepreneur de l'économie réelle, à s'adapter mais aussi à esquiver les débris laissés par l'économie spéculative. Il est en effet bon de rappeler que l'économie capitaliste et donc maintenant spéculative n'a que pour seul et unique but de soutenir l'économie réelle ou autrement dit l'économie ENTREPRENEURIALE.
Une bonne initiative est de ne plus prendre en compte les informations audio visuelles mais de ne s'informer par croisement de différentes sources opposées de flux RSS puis d'en faire une synthèse pour ne plus se laisser corrompre par la buzz machine.
En conclusion : la majorité des entreprises n'ont pas été détruites, mais la minorité détruite amplifiée par le média a réellement détruit le moral des ménages donc cette majorité bien portante pourrait se trouver déstabilisée uniquement par la psychose médiatique. N'oubliez jamais que le média est une société privée résonnant à l'identique de ses sœurs, comprenez par la que le média n'hésitera pas à écraser des milliers d'entreprise pour augmenter son chiffres d'affaires (revenus publicitaires).