La réussite d'une entreprise sur le long terme passe par une bonne gestion de ses profits. Il est donc important de tout de suite analyser les différentes sortes de profits.

1)Le profit liquide. (Excédant de trésorerie)

Il est important toujours laisser une partie du profit liquide en lieu sûr comme dans des sicav monétaires à faible rendement mais ayant une faible volatilité spéculative. En effet il serait juste qu'une TPE/PME ait toujours entre 10 000 et 35 000 euros de trésorerie en sommeil. (variable selon le type d'activité)

Le profit liquide doit pour une société qui n'a pas de « laisse actionnariale » se réinjecter dans la R&D ainsi que dans l'investissement de croissance. Le but vous l'aurez compris n'étant pas de redistribuer l'argent pour le bonheur de la communauté mais belle et bien dans un but de croissance interne ou externe de l'entreprise.

Une « petite » part doit aussi si vous n'avez pas mis vos salariés au capital de l'entreprise leurs être reversée pour que la frustration ne les envahisse pas d'avoir contribuer à la réussite de l'entreprise sans pour autant avoir bénéficié des quelques retours pécuniaires.

Beaucoup de sociétés coulent en pleine croissance, ceci est souvent dut à une mauvaise gestion des profits, le dosage entre la cryogénisation des profits et sa transformation en investissement doit être étudié avec le plus grand soin. Il va de soit que l'investissement lui même peut entrainer des couts récurrents voir engendrer un investissement secondaire. Un joueur d'échec qui gagne est un joueur qui anticipe avec 4 à 5 coups d'avance.

Il faut aussi prendre en compte la fructification du profit liquide sur les marchés ou comment faire travailler son argent de manière intensive sans pour autant perdre de vue son cœur de métier. Attention tout de même ceci est très risqué et il serait dommage de voir ses profits devenir illiquides par une cryogénisation forcée suite à un retournement de marché. (vendre à perte serait encore plus risible.)

2)Le profit matérialisé. (excédent de stock rentabilisé, acquisitions matérielles etc..

Ce type de profit est donc un surplus rentabilisé, il est important de ne jamais le brader même si celui ci ne vous coute que de l'espace de stockage. Est compris aussi dans cette catégorie les gains matériels suite à des acquisitions ou des échanges de bons procédés.

Il est toutefois judicieux de savoir se débarrasser (dans le sens vendre et non donner) du matériel ne rentrant pas dans votre business plan commercial ni dans une fonction utilitaire au sein de votre entreprise. Une multitude de plateformes sur internet peuvent vous aider.

Conclusion :

Le mot profit doit toujours être associé au mot croissance. La liaison entre ces deux mots est le mot « investissement ». Ceci est la base même si l'on peut aller bien plus loin comme de l'investissement externe d'où obtention d'un profit externe dans le but de le réinjecter dans de l'investissement interne qui fera croitre votre société... On parlera alors de croissance artificielle.

J'ai peut être oublié de le mentionner mais une société fonctionnant à crédit ou sur emprunt doit avoir comme objectif prioritaire de tout rembourser et de se suffire à elle même. C'est a dire d'être rentable sans effet de perfusion. Beaucoup d'entreprises oublient d'enlever leur plâtre à la jambe avant de vouloir courir...