Par-delà le bien et le mal de Friedrich Nietzsche

Cette œuvre philosophique allemande de 1886 commence par la critique des philosophes du milieu un peu trop ancré dans la bien-pensance naissante, d’ailleurs celle-ci y est décrite et combattue tout au long de l’ouvrage.

Pour comprendre l’ouvrage dans sa profondeur, il faudra outrepasser les parties égocentriques et prétentieuses de l’auteur vantant que seul le philosophe (répondant à ses critères personnels) est un être d’exception dont toutes ses réflexions devraient être légiférées afin d’en soumettre de force le vulgaire (la quasi-intégralité de la population)

A ces yeux en effet sa micro caste se comptant sur les doigts d’une main aurait le droit de vie et de mort sur la fange avilie et pittoresque que représente le peuple. Il vous faudra comprendre que le titre « Par-delà le bien et le mal » mentionne tout simplement 3 choses :

  • Cet écrit se veut détacher de la bien-pensance des insignifiants qui définissent le bien et le mal
  • Nietzsche est au-dessus du bien et du mal
  • Nietzsche définit ce qui est bien ou mal.

Outre passer ces considérations, entrons dans le vif du sujet. Ce livre dans un second temps dresse un constat alarmant et juste de l’avilissement des populations européennes ou il fait bon de défendre et louanger ses bourreaux et de plébiscité les êtres inférieurs. Pour lui tout ceci est né de la prise de pouvoir les siècles derniers de personnes faibles sans aucun héroïsme ni courage (l’église) utilisant l’avilissement par ruse avec des pseudo divinités.

Il y combat aussi avec véhémence la pensée collective du troupeau qui a instauré son propre règne ainsi que la naissance de l’égalitarisme, mais aussi le nivellement par le bas plongeant l’Europe dans une médiocrité sans nom. La douceur et la compassion y sont longuement décrites comme des facteurs d’avilissement des populations européennes tout comme ces partis politiques naissants dont le socialisme décrit dans l’ouvrage, enfant direct de l’église prônant l’égalité des êtres dans le marécage de la médiocrité, du paraître et du futile ses derniers siècles.

En effet Nietzsche est plutôt partisan d’une vie à la dure, car ce n’est que dans la douleur et l’adversité que se forge la grandeur de l’humanité. Fervent défenseur de la race du nord ce livre est avant tout une mise en garde à la nouvelle génération de penseur afin de ne pas continuer à laisser s’installer ce qui fera selon lui la perte de l’Europe. Il observe non sans tristesse et amertume son peuple germanique s’avilir dans la pensée du grotesque, mais aussi la plupart des nations alentours, se plaignant de la disparition des chefs véritables et meneurs au profit de médiocres politiques sans consistance prônant faiblesse et compassion.

L’écrivain assiste au tout début de la mondialisation avec tous les changements civilisationnels que cela implique, il tente de décrire et d’évoquer ses craintes quant à cette dernière.

Avec plus de légèreté cette fois peu avant la fin du livre Nietzsche a aussi ses moments proféministes, il y consacre toute une partie de son livre ou il y décrit là aussi son regret de voir le statut de la femme changer, on y notera aussi une perle pour le féminisme actuel ou l’auteur nous explique qu’il ne vaut mieux pas émancipé la femme, car : L’humanité à prix du retard part sa faute du fait qu’elle soit souvent piètre cuisinière en résultant que les enfants de celles-ci ont souvent du mal à grandir n’ayant pas de mets cuisinés correctement dans leur assiette. En clair quand la femme aura appris à gérer correctement sa cuisine elle pourra peut-être prétendre à écrire un livre même si de toute façon sa génétique ne lui permettra pas. Mais rassurez vous mesdames Nietzsche n’a aucun problème avec les femmes, car tout le monde en prend pour son grade dans le livre, scientifique, philosophes, politiques, personnes communes, etc. Non Nietzsche a un problème avec le monde dans sa quasi-globalité. On notera tout de même quelques rescapés de sa plume assassine comme le peuple asiatique qui bénéficie d’une haute estime ainsi que Napoléon ou le sud de la France.

Lire cet ouvrage en cette période a cependant beaucoup de sens, car finalement on se rend compte 100 ans plus tard que son constat était vrai, mais aussi qu’aucun philosophe ne l’a écouté n’y œuvrer contre l’avilissement de l’Europe. La bien-pensance a finalement pris ses racines en Europe et a bourgeonné aux quatre coins du monde dirigé par le pitoyable. Les maux de la dissidence décrits comme faits établis aux 21 siècles étaient naissants à son époque, il avait tout vu venir et il nous avait avertis, il le fait toujours depuis sa tombe au travers de ses ouvrages.

Le problème de cet homme hormis sa solitude, était sa personnalité exécrable, car oui il y avait de grandes vérités dans son livre, mais aussi de grandes absurdités et il y a de grandes chances pour que sa funeste personnalité n’ait fait ressortir que l’absurde, laissant le précieux au plus profond du marécage dans lequel la civilisation européenne patauge allègrement.

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