Le Courage d’être soi de Jacques Salomé

Très similaire à son manuel de survie au travail ou des concepts entiers ont été quasiment réécrits depuis celui-ci, voilà donc apparemment l’ouvrage source de mon premier désarroi qu’était son manuel de relation sociale professionnel et je ne suis pas déçu, car nous retomberons avec cette même condescendance humaniste que combattait avec tant d’ardeur notre bon vieux Nietzsche.

Tout commence par une série de naissances spirituelles ou l’auteur nous racontera de brefs épisodes de sa vie au demeurant plutôt douloureuse ou il en tirera quelques fumeux concepts après de longues introspectives. On pourrait en traduire que l’auteur décompose les grands palliés d’évolution de sa vie par naissance afin de tenter de vous faire prendre un chemin similaire ou de vous en faire tirer les enseignements adéquats à ses yeux.

Suivra toute une série de boîtes ou composantes dans laquelle l’auteur nous aidera à caser allègrement nos semblables, nous noterons au passage qu’aucune de ces composantes ne contient de valeurs positives et cela en dit long sur la souffrance relationnelle de l’auteur avec le monde extérieur.

Au final on sent que l’écrivain s’est grandement questionné sur le sens de sa vie, on sent là un être à la recherche du bonheur vous prodiguant sa recette pour vivre mieux, mais nous admettrons en outre que celui-ci n’a pas du tout l’air de l’avoir atteint et semble continuer sa recherche de paix intérieure. On assistera donc plutôt à sa recherche personnelle toujours en cours plutôt qu’a une expérience finalisée. Ce livre trouvera évidemment son public dans un siècle ou l’homme faible devient une norme souhaitée par la bien penssance dont notre auteur semble avoir trouvé une place de choix avec sa plume fébrile et tremblante.

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