Discours de la méthode : Pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences Broché de René Descartes

Cet écrit a été conçu il y a à peu près 400 ans, à une époque où la censure de l’état et du pouvoir ecclésiastique était omniprésente bridant dans le conformisme tout ouvrage se voulant novateur. Une période donc difficile pour d’honnêtes hommes de science souhaitant comprendre le monde dans lequel ils évoluaient d’une manière cohérente, nous sommes en effet durant cette période au modeste commencement de la science moderne où il est plutôt risqué de vouloir comprendre les lois physiques et biologiques qui régissent le monde, telle la lumière émanant du soleil, les astres ou encore le fonctionnement d’un cœur.

La première partie de l’ouvrage tente de situer le contexte dans lequel Descartes évolue ainsi que divers principes généraux qu’il s’efforce de respecter pour croître vers la sagesse émanant du savoir scientifique. Il décrit la différence entre les fondations boueuses des compréhensions se basant sur des mythes face aux inébranlables fondations de la compréhension mathématiques donc logiques des choses. Il exposera brièvement son parcours afin de faire profiter le lecteur de ses expériences passées et nous expliquera en outre qu’un choix est toujours juste quand la méthodologie de sélection de celui l’est.

Pour commencer sa méthode il tente de trouver l’origine de sa pensée au cours d’une méditation en créant un univers virtuel ou réside le néant et si bien que dépourvu de corps ou de quoi que ce soit, il remarque que la seule chose présente dans ce vide est sa propre pensée qui lui permet en outre de définir ce néant d’où la célèbre phrase presque toujours sortie de son contexte : « Je pense donc je suis », car, ce qui le définit dans le néant est la pensée de celui-ci. Nous y découvrirons aussi les racines de l’intention qui ont permis à tant d’auteurs d’écrire de grands livres sur celle-ci, en effet, dans ce vide imagé par Descartes, seule la pensée a le pouvoir donc l’intention dans la formation d’évènement matériel ou immatériel ce qui prend ici tout son sens étant donné que toute création émane de l’esprit.

On en arrivera au stade du mysticisme et de la religion ou Descartes usera de toutes les sortes de pommades pour glorifier le créateur et tenter de mettre sa méthode de raisonnement en adéquation avec là bien penssance théologique de l’époque. Il nous expliquera en outre sans en croire un mot que la base même de sa méthode part d’une base divine, mais nous ne serons pas dupes ayant été mise en garde des les premiers chapitres ou Descartes nous explique qu’il se confortera aux us et coutumes de son pays malgré ses profondes inepties.

Avouons-le, tout ceci était du chiqué, car la véritable intention de l’auteur est révélée au chapitre 5 ou il exalte de faire partager ses connaissances scientifiques fraîchement acquises dans le domaine de la circulation sanguine dans le cœur via des dissections d’animaux voir d’humain, choses très mal vues à l’époque par les castes dominantes.

Il enfoncera le clou à enjoindre tous ces confrères isolés dans la science à le rejoindre et à partager leurs expériences afin de faire la faire avancer. On pourrait même pousser le bouchon en admettant qu’en fait sa méthode principale ne soit nullement celle décrite en quelques lignes faisant la promotion d’un meilleur discernement accroître l’efficacité de son évolution, mais la méthode pour faire passer des informations scientifiques en complète infraction avec l’autorité de l’église au travers de manuscrit afin de collaborer de manière clandestine. Finalement le livre lui-même serait un exemple de la méthode pour propager de l’information au travers de la censure ecclésiastique. Il avouera lui-même dans cet écrit avoir eu de sérieux problèmes avec les autorités au sujet de ses observations et analyses amenant des conflits idéologiques entre mysticisme et réalisme.

On comprendra aussi qu’avec ces découvertes scientifiques inédites, Descartes à décider de faire table rase dans son ancienne vision du monde basée sur des principes instables tels que la religion ou les mœurs pour tenter de tout revoir avec une vision scientifique mathématique cohérente et irréfutable, ceci est bel et bien la deuxième méthode, mais sans doute pas la principale afin de pouvoir discerner le juste du vulgaire.

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