Le malaise dans la culture Sigmund Freud

Freud dans cet ouvrage tente une approche psychiatrique du désir de dévotion de la masse à une divinité. Il commencera par tenter de définir la conception du « moi » d’une personne à travers la recherche de leurs frontières.

Il se dégagera dans certains cas qu’il existe un « moi océanique » qui se traduire par une absence de frontière, l’intégralité des choses environnant l’être lui seront donc perçues comme intimement liées, provoquant ainsi la disparition de toute logique et le poussant vers la folie. Nous apprendrons aussi qu’avec la maturité les frontières du « moi » deviennent de plus en plus affirmées ce qui provoque une stabilisation de l’être.

Un bref passage darwinien inexploré nous fera plonger dans l’évolution du psychisme, car si le corps a su évoluer dans le temps depuis des bases primitives, le cerveau aussi et c’est au travers de comparaisons avec la Rome antique que l’auteur nous fera comprendre qu’il se pourrait bien que nous gardions des vestiges psychiques de races éteintes dont nous descendons. La porte restera ouverte par Freud admettant qu’il n’en sait pas plus étant donné que nous ne sommes pas assez évolués pour pouvoir étudier le sujet.

Nous partirons sur les causes du bonheur de l’homme, tout ceci sera assez court, car l’homme n’a pas réellement pour vocation à demeurer heureux, il se nourrit surtout de contrastes de situations ou de passages éphémères le rendant euphorique. Nous découvrirons tout de même que l’entreprise de certaines réalisations rend l’humain plus heureux.

Le gros du sujet finalement sera les causes de la souffrance de l’homme dont une prédominante qui n’est autre que la relation aux autres récemment transformée par la culture. Il faudra entendre par « culture » un ensemble de loi et de mœurs communes permettant à un certain nombre d’individus de vivre en communauté. On y a aborda longuement la falsification des relations causées par la prise de stupéfiants (médicament ou tout autre produit licite ou illicite). Cette souffrance de la relation à l’autre est due a un facteur historique expliqué en le fait que notre « moi » primitif (Neandertal sans doute) avait pour seule force son propre force et ne comptait que sur très peu de choses extérieures pour assouvir ses désirs et pulsions personnels, ce qui n’est plus le cas ceux-ci étant mutualisés au sein d’une culture. Cette même culture bridera donc le « moi » personnel afin de créer une harmonie commune. Voici selon Freud la cause de la plupart des problèmes psychiatriques rencontrés dans nos sociétés modernes.

Nous passerons à l’amour, lui aussi bridé par la culture et nous diluant dans l’ensemble des interactions sociales au sein de la communauté. Cette notion n’est pas négligeable, car elle provoque une grande souffrance chez l’être apeuré de la perdre et ainsi d’avoir à faire seul à la force du groupe. Il sera décrit la misère psychologique de la masse évoluant dans une culture créant un « surmoi » au sein de l’être, ce « surmoi » est destiné à culpabiliser le « moi » non pas dans l’acte, mais dans son intention même ci celui-ci n’a pas été produit. Nous comprenons au final que la culture nous liant les uns aux autres à fait évoluer dans notre psychisme une seconde conscience servant à garder intacts les filaments d’interdépendance au sein de nos sociétés provoquant souffrance et bride du moi.

Freud expliquera longuement que la dernière protection de l’organisme face à un « moi » trop fort ne pouvant être contenu dans via « surmoi » est la névrose ou la psychose. Des actes terribles pouvant se produire si ces dernières barrières sont franchies. Tout un passage sera aussi destiné à expliquer la violence émanant de chaque être, cette violence pouvant se mutualiser dans une cause commune au sein d’une culture. La aussi la bride par la culture de pulsion violente chez l’humain favorisera sa souffrance et une dissension entre le « moi » et le « surmoi ».

Et c’est après découverte de tous ces phénomènes ou nous retombons plein pied dans la religion que l’on avait presque oubliée tellement le sujet psychiatrique est vaste, l’auteur explique le besoin de l’être humain de combler cette souffrance relationnelle dut à la culture par la religion, car celles-ci leur proposent de résoudre ce problème, mais finalement ne feront qu’exploiter remords et culpabilités intra sec du surmoi afin de mieux les contenir. Il terminera par une théorie sur la psychose de masse quasiment impossible à traiter à l’heure actuelle de peur que s’effondrent les fondations d’interopérabilités qui furent le succès de nos sociétés.

Au final, la culture a permis à l’humanité de progresser bien plus rapidement dans divers domaines en créant une harmonisation des « mois » primitifs au détriment du bonheur personnel. Nous avons sacrifié en tant que sapines une partie de notre individualité au profit de notre espèce.

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