Généalogie de la morale de Friedrich Nietzsche

Ce livre est la continuité de « par-delà le bien et le mal » de Friedrich Nietzsche. L’auteur tentera en début d’ouvrage de savoir d’où provient la morale et qui la définit. En tentant de réaliser cette tâche, il s’apercevra qu’il doit d’abord trouver la source de la conceptualisation du bien et du mal au travers des siècles en faisant de succinctes recherches historiques et c’est là que ça dérape.

Notre irascible Friedrich replonge dans le combat de ses vieux démons, la religion, les Anglais puis tout qui qui se rapproche à l’ère wagnérienne. En effet sa recherche du bien et du mal le fond bien évidement occulter les diverses religions dominantes tels la chrétienté et le judaïsme bien que l’on sente tout de même une grande préférence pour le judaïsme. Et c’est donc reparti à tort ou à raison dans la description de l’avilissement de la culture européenne dû selon l’auteur aux religions de l’époque et tout particulièrement à la chrétienté, ces concepts se tiennent bien évidemment, mais tout était déjà dit à ce sujet dans son précédent ouvrage « par-delà le bien et le mal ».

En bref l’écrivain tentera une fois de plus de comprendre la moralité humaine via une multitude de raisonnements complexes avec finalement peu d’analyse de faits historiques. Il est dommage que l’auteur se perde dans son désarroi face à la médiocrité ambiante qu’il observe, cela lui fait perdre de vue ses objectifs premiers. Il n’en reste pas moins un excellent ouvrage complétant du mieux qu’il peut « par-delà le bien et le mal ».

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