Le Nouveau Testament – Les évangiles – La bible

Voilà donc la suite de l’Ancien Testament qui s’était quasiment  arrêté à la rencontre du peuple d’Israël avec le peuple romain qui causa d’après ce dernier une multitude d’afflictions envers les tribus israélites. Les premiers évangiles relatent sous différents angles la mort de Jésus ainsi que quelques-uns de ses accomplissements de son vivant. Jésus, ayant à la base une confession juive tenta comme le fit Moise en son temps de rassembler le peuple d’Israël et de devenir roi des Juifs à Jérusalem. Seulement le temps des prophètes juifs et des guerres de tribus avaient fait place à  celui de l’empire romain qui avait une toute autre puissance de frappe pour mater la moindre tentative de prise de pouvoir en ses terres. De plus Jésus avait au travers de ses actions attisé une jalousie considérable de ses confrères hébreux mais aussi par son non-respect des principes élémentaires de la confession juive comme travailler pendant le Sabbat. Une animosité montée à tel point qu’ils préféreront choisir de voir Jésus mourir à la pâque plutôt qu’un bandit notoire. On y évoquera en long et en large la trahison de certains de ses disciples le menant à la crucifixion. Et même en ce moment plutôt douloureux, une partie de la population resta sur place pour se moquer de lui et le narguant de ce qu’il pourrait bien faire de prophétique cloué à sa croix.

Depuis l’Ancien Testament et pendant le nouveau on observe que l’expansion du judaïsme sur les gentils n’a pu se faire qu’en créant une sous branche de celle-ci (la chrétienté)  reniant certains principes fondamentaux du peuple d’Israël comme entre autres la circoncision qui avait l’air d’être rédhibitoire pour les gentils. C’est d’ailleurs sans doute la circoncision qui a vu le judaïsme se scinder en deux et Jésus faisait office de Leader au sein de cette nouvelle branche collant bien plus aux traditions d’Europe de l’Ouest et d’ailleurs bien plus de sa mort que de son vivant.

Le Nouveau Testament à une sémantique différente de l’ancien, en effet ce n’est plus du tout les aventures d’un peuple, mais une série de principes universalistes ne mentionnant quasiment aucun haut fait historique d’un peuple en particulier, ceci étant normal, car le leader j’ai nommé Jésus est mort. Finalement Jésus n’a écrit aucune des lignes de ce livre, ni dans l’ancien ni dans le nouveau. La chrétienté a été fondé par des leaders s’étant servis des fragments du leadership de Jésus qui était rappelons le voué à devenir roi des juifs et reprendre en main le royaume d’Israël qui était à l’époque sans doute sous domination romaine.

Cette nouvelle religion tentera donc plutôt de convertir un maximum de tribus aux alentours avec des propos universalistes, il ne fera que très peu mention des propos de l’Ancien Testament sauf peut-être dans les évangiles des « Hébreux » ou les auteurs s’essaient à interpréter les textes de l’Ancien Testament de manière à en tirer un avantage. D’ailleurs c’est vraiment a partir de cet évangile que l’on sentira la séparation avec l’écrit original, car il interprétera les écrits originels d’une manière à remettre en cause les pratiques du peuple juif pour coller au plus près des pratiques du peuple d’occident. Il est bon de noter que toutes les divisions religieuses nées de l’Ancien Testament sont issues d’interprétation, l’interprétation étant l’outil principal pour obtenir et garder le pouvoir d’un être humain sur ses congénères par le biais de la superstition historique.

Le dernier évangile est surprenant et se détachera de tous les autres, en effet l’auteur fera toute une description de visions apocalyptiques aussi bizarres que surprenantes car comme dans l’Ancien Testament on sentira toujours une très forte concurrence des autres cultes et idolâtries d’où un certain nombre de mises en garde prophétiques. Cet évangile est bien plus construit et détaillé que les autres ce qui est surprenant pour un livre de bien car c’est le plus maléfique. Évangile finale donc et il aurait été en effet très difficile d’écrire un autre évangile après celui-là .

En résumé, cette suite de l’Ancien Testament est un peu décevante, car il n’y a plus aucun fait historique ou de grandes aventures. Les auteurs restent focalisés sur Jésus qui ne fait plus grand chose étant mort et qui n’a donc pas écrit une ligne de ce testament. On sent que l’auteur tente de faire parler et prophétiser Jésus pour faire avancer sa cause, mais ce fut un exercice assez difficile, bien que plus maniable celui-ci n’étant plus là « physiquement ».  Il est vraiment impressionnant de constater la différence entre ce que l’on dit de la religion, ses interprétations, de se que l’on en pense et au final du contenu réel de ces évangiles.

Finalement si tout le monde lisait l’Ancien Testament et le nouveau il y aurait sans doute beaucoup moins de conflits entre les peuples, mais les gourous et autres pseudo leaders ne pourraient plus vous vendre leur interprétation et perdraient de leur importance, ils feront donc tout ce qui est en leur pouvoir de vous dissuader de lire ces ouvrages ou insinuer qu’il y a un sens caché en toute phrase que seul leur prétendu discernement serait capable de percer et donc continuer à vous intoxiquer de citation et autres passages sortis de leur contexte servant leurs intérêts personnels ou communautaires, une pratique somme toute bien humaine.

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