Fables d’Ésope

On entend souvent parler des fables de Jean de la fontaine comme la référence de ce genre littéraire, mais si c’est sans compter sur Ésope qui est le père spirituel de celles-ci en effet, c’est sur les fables d’Ésope que Jean de la Fontaine à presque honteusement puisé toutes les siennes. En fait, pour être honnête, je dois même avouer qu’il les a tout bonnement plagié à l’auteur grec. Les fables d’Ésope sont une compilation de sagesses populaires anciennes issues de la campagne qui à la base ne se propageaient pas de manière écrite, mais de manière orale, elles datent d’environ 1500 ans av. J.-C. et sont apparues en Grèce.

Les fables d’Ésope mettent en scène des animaux connus tels le renard ou le lion dans des contextes courant pour en faire ressortir une morale ou un avertissement. Finalement, nous ne sommes pas loin des principes du prince de machiavel, mais l’ouvrage utilise des tournures moins frontales le rendant plus sympathique. Il est impressionnant de voir que même si l’origine de ces écrits remonte sans doute avant même l’apparition de l’écriture, celles-ci se transposent tout à fait à notre époque, les principes et sagesses contenus dans ce recueil sont universels et intemporels.

Comparés au plagiat embourgeoisé de Jean de la Fontaine, ces originaux sont bien plus compréhensibles par le peuple, de plus elles sont rédigées sans aucun artifice, de la sagesse populaire à l’état brut applicable immédiatement. Il est très intéressant aussi de lire des écrits n’ayant aucune influence judéo chrétienne ce qui est plutôt rare. En effet du temps d’Ésope, les Grecs priaient des Dieux divers tel Jupiter.

Au final les enfants seront ravis d’écouter ces fables passionnantes et concises, mais elles feront un cours magistral de sagesse universelle aux adultes. Une grande nostalgie nous envahira du fait d’écouter la sagesse de nos lointains ancêtres qui n’étaient pas du tout avares de bon sens.

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