Le monde comme volonté et comme représentation de Arthur Schopenhauer

Voilà donc la pièce maîtresse de l’œuvre philosophique de Schopenhauer, pour la comprendre, car elle reste au demeurant complexe, il faudra se mettre dans les conditions temporelles propres à l’auteur. L’écrivain a publié ce livre lors de la mutation de la perception théologique en perception scientifique, cela a remis à plat bon nombre de connaissances fondamentales. Les « intellectuels » ont alors commencé à prophétiser d’une nouvelle manière, c’est-à-dire l’art de déployer des conceptions humaines et personnelles souvent erronées pour décrire le champ applicatif immuable de la science du monde qui bien souvent nous dépasse faute de connaissances réelles.

Le philosophe essaiera dans cette œuvre de comprendre le fonctionnement de la volonté, par volonté il tente de donner un sens à l’ensemble des interactions élémentaires de l’univers. Hormis une dialectique exceptionnelle qui à sûrement dut valoriser aux yeux du candide l’idéologie émanant du texte, rien bien nouveau sous le soleil. L’humain ne sait ni ne comprend, mais tente tout de même de donner de rationnelles explications à la mécanique de l’univers. Faute de connaissances suffisantes, le Sapiens évolue dans ce vaste océan d’incertitude se fabriquant de temps en temps quelques radeaux cérébraux telles la religion ou la philosophie.

Comme dans toute transition majeure, la perception du monde y sera longuement étudiée, un véritable travail introspectif sera mis en place afin de dissocier la matière et sa représentation. S’en suivront de longs monologues sur une conception toute personnelle de l’univers saupoudrée de données scientifiques ou de citation de Kant afin de gagner en crédibilité.

Ses ouvrages nous feront comprendre que monsieur Schopenhauer est un être vaniteux, outrepassant la science pour y exposer ses conceptions personnelles non vérifiables en les faisant passer pour lois universelles. En tant que fin stratège, au lieu de vulgariser ses idées celui usera de tout son pouvoir dialectique pour créer un mur entre le lecteur novice et son œuvre. En effet la science sait expliquer avec de courtes phrases le fonctionnement du monde, car ses principes reposent sur des lois physiques et mathématiques fondamentales qui n’ont nul besoin de paillettes et masquera pour se faire convaincantes.

En conclusion, c’est un chef d’œuvre linguistique, mais nous retombons encore et toujours dans cette prophétisation abstraite tentant encore et toujours l’explication de l’univers si chère à l’humanité dans le but d’acquérir une quelconque autorité ou reconnaissance. Mais qu’y a-t-il donc de si compliqué à accepter le fait de ne pas savoir à un moment donné ? (Sans doute la notion d’humilité)

Partager cette critique :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *