Le Capital (Das Kapital) Karl Marx

Voilà l’ouvrage majeur de Marx ayant tant influencé au niveau économique et dogmatique les divers partis politiques du monde se réclamant du socialisme ou du communisme. Que cela soit bien clair dés le début, je ne fais pas la critique de l’ouvrage synthétique de poche, mais celle de l’œuvre entière composée des 3 livres et de l’intégralité des sections qui la compose, autant vous dire que nous allons plonger dans les abysses du misérabilisme.

Tout d’abord il faut comprendre que Karl Marx n’est ni un « travailleur productif » ni un « entrepreneur », c’est un essayiste historien disposant d’un immense capital culturel que cela soit en philosophie ou en sciences économiques et il essayera au travers de son ouvrage de détruire les nouvelles pensées économiques qui selon lui sont la source de l’intégralité de la souffrance du Sapiens de son époque.

Pendant l’intégralité du premier livre, il y dépeindra des cas sordides liés au monde du travail que cela soit en termes de logement ou de condition de travail comme si ces mêmes conditions n’avaient jamais éxistées avant. Un peu comme à la manière de Friederich Nietzsche l’ouvrage s’enfoncera dans un négativisme profond avec pour originalité de n’avoir pour horizon que le modèle capitaliste.

L’intégralité des modes de production, gestion des sociétés y seront décomposés et analysés au travers du prisme anti capitalistique jusqu’à perdre de vue toute réalité, mais la réalité économique n’est pas très importante pour ce brave Karl, ce monsieur ne vivant nullement de sa production réelle, car gravitant dans les cercles politiques et éducatifs puisant eux allègrement dans le capital des sociétés au travers de l’impôt et donc de la sueur de ceux qu’il prétend sauver du mal absolu. D’ailleurs notre révolutionnaire dépourvu d’horizon ne franchira jamais la ligne rouge que ses bienfaiteurs ont fixé, à savoir la part de capital du travailleur pillièe par ses pères.

De grands moments vous attendront dans le premier livre comme la critique et explication de la division du travail à croire que toute évolution de l’interdépendance du Sapiens est néfaste. Notre Karl omet toujours dans ces analyses l’évolution naturelle des interactions de l’humanité, Adam smith a tenté de comprendre ce qui s’était naturellement conçu en termes d’échange et de production alors que notre pantouflard tente d’influer au travers de leviers étatiques sur des évolutions naturelles.

Cependant, Marx est très intelligent, car c’est chronologiquement le premier ouvrage ou je vois apparaître « la théorie du pauvre petit » qui consiste à faire passer des exemples extrêmes suscitant l’émotion de la population comme des généralités dans le but d’appuyer des attaques idéologiquement peu crédibles. Et cela a marché, marche et marchera encore et encore.

À défaut de capitaliser en or, Marx a du capitaliser en encre et stylo plume, car les mêmes principes généraux se répéteront inlassablement au travers du livre jusqu’à overdose. Le problème est qu’hormis la critique du fonctionnement économique du monde, ce brave Karl ne propose strictement rien, ce livre tente de détruire et non de construire, en finalité notre guerrier économique ne trouvera de repos que lorsque nous serons tous redevenus des chasseurs cueilleurs dormant nus dans la forêt, se qui serait un gros problème pour sa caste non productive se nourrissant uniquement du capital productif d’autrui, c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité.

En effet on voit dans ce livre que passer de la case philosophie à économie en sautant la case Charles Darwin et principe d’évolutions des êtres vivants n’est pas une erreur sans conséquence dans la construction d’idéologie politique. D’ailleurs à la fin de l’ouvrage nous avons envie de lui demander : « Et alors ? Maintenant ? Que fait-on ? ». Jamais ce fervent défenseur du travailleur ne mentionnera la ponction étatique sur le travail dépassant de très loin celle de la société productive.

Une autre idée qui échappe complètement à l’auteur est celle de la croissance, il ne conçoit aucunement que le capitaliste (entrepreneur) tente de croître de manière personnelle et professionnelle réinjectant ses bénéfices dans l’évolution  ce qui se rapproche de sa méconnaissance de l’évolution humaine. Il est d’ailleurs tout à fait normal qu’il en soit ainsi, car lui-même ne produit rien à part de la négativité.

Pour conclure ayant lu pas mal d’ouvrages psychanalytiques et pratiquant moi-même cette science à titre personnel, je pense que Karl Marx avait un autre problème bien plus profond que celui du capitalisme, ce monsieur était en grande souffrance et a tenté de la combattre en la matérialisant sous forme de structure économique et sociale. Karl Marx tentait de résoudre au travers de son œuvre un problème personnel qui n’avait strictement rien à voir avec l’économie. Pas de bol qu’autant d’esprits fragiles ont pris ses écrits au pied de la lettre. Cependant cet ouvrage est une formidable pilule pour manipuler l’opinion du travailleur et lui ponctionner sa force de travail tout en lui promettant de la protéger. (cf le prince, les lois du pouvoir, les lois de la stratégie, l’art de la guerre, Principes de manipulation, Propaganda, etc….)

Partager cette critique :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *