Contribution à la critique de l’économie politique de Karl Marx

En commençant ce livre, j’avais un peu peur de retomber dans le négationnisme économique et le partisanisme que j’avais pu observer dans l’ouvrage « Das Kapital » du même auteur. D’autant plus que cet ouvrage est d’après un historien la première version incorporée ultérieurement dans l’ouvrage du capital d’où le sous-titre de celui-ci. Et je fus surpris, voire estomaqué, j’aurais dû lire ces ouvrages dans l’ordre chronologique. Je rencontre ici un Karl Marx neutre, brillant vierge de toute chaîne partisane, bref un livre de la même qualité technique que celui d’Adam Smith ou Alfred Marshall. Je fais ici la critique de l’ouvrage intégral + les différents fragments, annotations et brouillons retrouvés par les historiens.

Une question me trotte dans la tête, pourquoi tout le monde ne parle que du capital de Karl alors que son ouvrage de critique d’économie politique est de loin bien meilleur ? La différence de ton entre les deux ouvrages est cinglante, si j’omets ses discours sur l’économie bourgeoise, je pourrai croire que ce n’est pas le même auteur qui a écrit ces deux livres.

Karl Marx tente donc dans cet ouvrage d’observer l’environnement économique avec une neutralité bien plus digne que dans celle du capital, il y fera un résumé brillant de la monnaie, valeur d’échange et valeur usuelle d’un produit. Il ne s’attaquera quasiment pas aux entreprises ou chefs d’entreprises, mais tentera de décortiquer l’économie contemporaine dans son ensemble.

Alors que son ouvrage du capital relevait plus d’une pathologie psychiatrique cet original est quant à lui on ne peut plus lucide sur son environnement. Une question se pose, mais qu’a-t-il pu arriver a notre brave Karl entre l’écrit de la critique d’économie politique (1859) et celui du capital (1867) ?

Bref ce livre est une perle d’information sur l’environnement marchand et sociétal même si vous êtes un fervent libéral capitaliste, c’est d’ailleurs à mon avis cet ouvrage qui a fait la renommée intellectuelle de Karl et non celui du capital qui désolé de vous le mentionner est réservé à un public de médiocre. Toujours en opposition avec son ouvrage « mainstream » celui-ci est propre, ordonné, cohérent bref, d’une qualité qui se rapprocherait de celui de Darwin.

Ouvrage économique incontournable et d’une qualité exceptionnelle.

Ps : après avoir lu cet ouvrage et compris le principe d’hypothèque de force de travail future au profit de capital emprunté par un salarié libre, j’ai explosé de rire en pensant à ces maires pseudo marxistes-communistes mettant en hypothèque la force de travail future des travailleurs (remboursement de prêt bancaire via impôt) dans le but d’obtenir du capital pour réaliser leurs projets synthétiques décorrélés de toute réalité économique, car contrairement au salarié libre qui le fait en tout état de cause dans une entreprise capitaliste, celui-ci est esclave de son administration qui le ponctionne sans vergogne chaque année. C’est d’ailleurs cela qui cause le plus grand problème aujourd’hui, ces administrations se moquant de la réalité économique, car hypothéquant la force de travail future de ses administrés auprès de ses créanciers. La société capitaliste à elle  au moins le mérite de mourir si elle n’est pas en phase avec son environnement économique alors qu’un président ou un maire peut vous plomber une économie sur plusieurs décennies puis toucher tranquillement une retraite sur la base d’erreurs successives qui seront payées par la force de travail des administrés. Bref ceux se réclamant du marxisme sont vraiment ceux qui feraient bien de se faire tout petit, ils me font penser à ces prêtres se servant de leur étendard de moralité pour abuser de jeunes enfants.

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