Les Conséquences économiques de la paix de John Maynard Keynes

L’ouvrage paru à la fin de la Première Guerre mondiale ou les alliés victorieux de l’Allemagne se disputèrent les bénéfices qu’ils allaient pouvoir tirer du vaincu. John avec ce détachement partisan anglaxon qu’on leur connaît quand il s’agit d’écrire sur de grands sujets nécessitant pragmatisme et rigueur se mit à contester les traités existants.

Les Anglais à cette époque étaient déjà bien plus avancés que les Français en science économique et le traité proposé par les Français lui paraissait aberrant ne pouvant être exécuté par l’Allemagne faute de réalité économique. Le français et sa méthode de calcul ubuesque dans le but d’enrichir le reptile parisien ne datent pas d’hier en effet et cela est toujours d’actualité. À la suite de la guerre, la France demandera à l’Allemagne des montants astronomiques qui avec un peu de recul et de calcul de la part d’analystes neutres montrèrent qu’ils n’étaient pas du tout en phase avec la réalité des coûts engendrés par la guerre et étaient comme à l’habitude du français, gonflé de manière extraordinaire.

Ce qui dérange profondément monsieur Keynes, c’est le fait que les propositions françaises cupides jusqu’à en oublier les effets collatéraux pourraient produire sur le commerce mondial des effets plus que néfastes. De plus l’armée française s’autorisait de multiples incursions en territoire allemand afin de conserver une certaine pression au sujet du remboursement des dettes.

Ce livre laisse apercevoir un des nombreux motifs de la Seconde Guerre mondiale, le peuple allemand vivait très mal le fait d’avoir été arnaqué à la suite de la Première Guerre (vous pouvez aisément transposer ce sentiment aux vôtres quand le reptile parisien promulgue des lois vous spoliant de votre force de travail) , si l’on couple cela aux intrusions militaires françaises en terre allemande, on peut très facilement apercevoir le spectre d’un leader nationaliste fort capitalisant les sympathies sur les frustrations d’un peuple volé et humilié. Je pense sincèrement que les bases du conflit n’étaient pas du tout raciales, mais économiques.

Mr Keynes voit bien plus loin que la querelle franco-allemande, il tente avec son bagage intellectuel d’aplanir la situation afin de recréer une harmonie mondiale favorisant le commerce international et la prospérité des nations. Il a bien compris que le commerce s’est fondé sur un certain équilibre entre les nations et vouloir déséquilibrer cela provoquerait des nuisances collatérales.

Il fera un certain nombre de proposition honnête et neutre digne d’un économiste progressiste voyant bien plus loin qu’un profit instantané.

Ce livre soulève aussi la base de certaines tensions en Europe, l’Allemagne rigoureuse a toujours été très productive et commençait faire beaucoup d’ombre sur le plan du commerce international à la France qui dut sa bonne fortune à un emplacement géographique propice aux affaires plutôt qu’a la qualité de ses dirigeants successifs ou même à sa science économique (non ! le mot « taxe » n’est pas une science). Ces problèmes au demeurant bien que les guerres soient en pause n’ont jamais été résolus pour le cas français toujours épris de jalousie pour cette Allemagne consciencieuse.

En conclusion :

Ouvrage brillant d’un homme brillant. J’avais souvent entendu parler de Keynes, mais je commence tout juste à le lire et en effet même si ce livre n’expose pas ses théories économiques, il émane de celui-ci un être à la lucidité aussi aiguisée que sa gestion de l’espace temps économique.

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