Essais sur la religion de John Stuart MILL

Décidément, la religion est toujours malmenée par les intellectuels  de tout temps et de toute nation. En fait il apparaît que quand un Sapiens intellectuellement évolué se met à réfléchir puis à écrire sur le thème d’un dieu créateur de toute chose cette entité se transforme en vulgaire courant d’air sous le feu des projecteurs scientifiques. Bien que je commence à en avoir ma claque, de donner de l’importance à ces 3 livres religieux qui ne sont que balivernes en faisant la critique de livres expliquant finalement ce qu’une majorité d’êtres doués de raison sait déjà, je dois avouer que j’ai réussi à grappiller de superbes concepts issus de l’ouvrage de John.

La première partie et de loin la plus intéressante traite de la nature, nature sous forme de force de persuasion, nature par définition ou encore nature par perception. On se rend compte que la source de la religion, de ses opposants, du pouvoir est souvent liée à la qualification de « naturel » par le Sapiens. John fera là un travail brillant dans le but de comprendre ce terme ainsi que son influence au cours de l’histoire. La description de la cruauté de la nature faisant passer le pire des psychopathes humains pour un gentil bisounours est tout simplement énorme, celle-ci avait pour but de démontrer que si quelque chose contrôlait la nature, cela serait très loin d’être une personne dotée d’amour et de compassion.

Une thèse géniale de Stuart Mill est le fait de défendre que la plupart des gens n’adhèrent pas à ces principes religieux pour la religion en elle-même, mais y adhère dans un but de satisfaire l’opinion de proximité. Il utilisera des mots très justes qui nous feront comprendre que la puissance sociale d’un thème peut annihiler tout esprit de logique d’un être fragile, voir faible. On comprend mieux pourquoi les intellectuels sont toujours contre la religion, mais cela va plus loin, c’est le principe d’adhésion par pression de l’opinion externe qui est finalement combattu. Les philosophes n’ont en effet à tort ou à raison jamais eu peur d’être contre l’opinion de masse ce qui leur a valu d’ailleurs de sacrés déboires.

Ensuite seront traités comme à l’habitude des philosophes, la religion globalement et ses incohérences, mais aussi du Théisme et même si ces deux dernières parties sont brillantes, rien de bien nouveau sous le soleil, il faut dire que les écrits religieux ne changent pas et resteront de manière infinie dans leurs contradictions jusqu’à ce que sorte une nouvelle variante de l’Ancien Testament nous remettant au goût de jour l’épopée de Moise et ses copains, il ne sert donc plus à rien d’argumenter là-dessus, le sujet est clos jusqu’au prochain bouquin

PS : Quand on voit les spéculations sur le caillou de l’espace nommé Oumuamua qu’il y a pu avoir, la science-fiction divine à encore de beaux jours devant elle, d’ailleurs selon mes informations, il  aurait été jeté du caillou une tablette avec un certain nombre d’inscriptions sur la tête de Maurice qui faisait de la randonnée en Corse sur le Monté Cintu, celui-ci à eut 4 jours d’ITT et à porté plainte contre X auprès des services compétents.

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