Des principes de l’économie politique et de l’impôt de David Ricardo

Ouvrage tout simplement incontournable traitant de l’économie politique et se voulant une suite et version révisée de l’ouvrage majeur d’Adam Smith (De la richesse des nations). L’auteur exprimera son désaccord sur certains points évoqués par Adam Smith dans son ouvrage et le complétera par un exposé au combien complet de l’impôt et son influence sur l’économie ce qui n’avait pas vraiment été traité en profondeur par Adam.

La lecture de ce livre comme celui du docteur Smith devrait être obligatoire avant tout mandat politique. C’est en effet la base structurelle d’une économie nationale saine et cohérente. L’œuvre vous fera donc replonger dans l’ensemble des interdépendances commerciales entre Sapiens ainsi que les influences externes que peuvent exercer certains paramètres sur celle-ci.

La grande originalité de l’ouvrage est sa partie sur l’imposition, il est regrettable qu’aucun politique français n’ait jamais lu ou compris cet ouvrage, car sont exposés ici tous les paramètres économiques liés à l’imposition ayant un impact néfaste sur la richesse d’une nation et pouvant réduire sa croissance. On se demande comment une soi-disant « élite étatique » peut encore faire des erreurs de choix économiques alors que ceux-ci ont déjà été, décrits, analysés et solutionnés il y a plus de 200ans par des techniciens de génie comme Mr Ricardo.

Un long exposé sur la détermination de la valeur sera aussi au rendez-vous complétant ainsi l’œuvre d’Adam tout comme l’analyse des revenus de la rente et des paramètres pouvant influer sur celle-ci. Tout comme Alfred Marshall, Mr Ricardo prône une économie libérale détachée de toute forme de monopole. Il décrira d’ailleurs avec merveille les causes monopolistiques ayant influées à la baisse sur le développement des colonies.

Ce livre est superbement écrit et facilement assimilable, il vous fera découvrir les couches primaires de l’économie comme la création de valeur ou encore sa conceptualisation sous forme de monnaie. Dans cet ouvrage comme dans beaucoup d’autres, David fait de nombreuses fois référence à un certain monsieur Malthus. (Il est dans ma ToReadList)

Finalement voilà encore un chef d’œuvre qui n’est sans doute pas parfait tellement l’économie est complexe et mouvante, mais qui en surpasse de loin beaucoup d’autres. Évidemment les populations productives seront bien plus à même de comprendre l’esprit de Ricardo que la couche non productive de la société.

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