Essais de persuasion de John Maynard Keynes

Ce livre sera divisé en plusieurs thèmes comme la révision de l’ouvrage « the consequences of peace » ou John continuera d’argumenter en faveur de plus de souplesse envers le paiement des dettes de l’Allemagne aux alliés suite à la fin de la guerre et s’en prendra toujours à ce fameux traité de Versailles risquant de complètement déstabiliser l’Europe. S’en suivra un très long exposé sur la situation financière anglaise ainsi qu’une description du panorama politique de l’époque, mais aussi un état des relations économiques de ce pays avec les états unis.

John nous reparlera du remplacement de l’étalon or qui selon lui provoquera la ruine du commerce, ceci avait déjà été traité dans son ouvrage de la réforme monétaire.

Un chapitre sera consacré au communisme qui sera décrit de manière assez négative, d’ailleurs plus qu’un mouvement politique Mr Keynes le comparera à une religion naissante qui ne pourrait surpasser le capitalisme malgré ses défauts fondamentaux, car étant contraire à certains aspects immuables de l’humanité. Cette entité ne pourrait selon lui fédérer une masse humaine assez longtemps faute de perspective de gain (En effet on ne peut pas changer l’ADN humain en utilisant un dogme social).

Mr Keynes dans cet ouvrage m’a beaucoup déçu, et non pour ses propos sur le « parti du pire » comme il l’appel, mais, car il prône l’ingérence étatique dans le milieu des affaires. En effet ce monsieur est avant tout un politique et surtout un fonctionnaire qui va défendre avec quand même une certaine mesure le pouvoir de l’état dans la plupart des domaines au grand regret des libres échangistes comme il les appels. L’esprit de Keynes se retrouve dans beaucoup de strates de la pyramide étatique française avec cet interventionnisme incessant au lieu de tout simplement « laisser faire, laisser aller » ce qui réduirait évidemment le pouvoir d’un grand nombre d’étatique confortablement assis sur le siège de la rente ponctionariale (Ne cherchez pas ce mot dans le dico).

Pour finir tout n’est pas mauvais dans cet ouvrage, mais c’est très loin de l’esprit du libéralisme sans pour autant tomber dans ce mouvement naissant qu’est le communisme, finalement il se trouve partout et nulle part, prêche le pour et le contre, bref je n’ai pas assez de notions d’histoire, mais tout état qui aurait appliqué ses grandes lignes idéologiques se retrouverait le c** entre deux chaises et avancerait au ralenti.

Keynes est brillant, mais il serait très dangereux d’appliquer certains de ces principes comme ce principe d’entreprises mi-privée, mi-publique tombant le plus souvent en déficit. Finalement comme il le dit à juste titre tout le problème est de savoir ou l’état doit intervenir et ne pas intervenir.

Je pense que le modèle d’état et de leader politique est dépassé, bientôt arrivera un système décentralisé de gestion des taches régaliennes dépourvu de tout fonctionnaire, mais soumis au droit privé et/ou chacune des anciennes subdivisions de l’état ferait l’objet d’un consensus et d’une cotation sur un marché libre instaurant de facto une réalité économique à toutes ces actions. Un vent de liberté et d’efficacité jamais observé auparavant déferlerait alors sur les nations.

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