Réflexions sur le franc et sur quelques autres sujets de John Maynard Keynes

Nous allons trouver ici un John très éclectique, en effet il ne s’agira pas ici de grands sujets exploités en profondeur, mais d’une série de petits textes aux sujets variés tenant à cœur à notre technicien anglo-saxon. Même si le titre pouvait faire passer ce livre comme un tantinet dépassé il n’en est pas moins une jolie pièce historique de l’entre-deux guerres, période qui rappelons-le à eut un impact significatif sur l’Europe contemporaine.

John ne s’en lasse pas, la première partie traitera des dettes de la guerre et nous rappellera l’importance des prêts américains aux alliés dans le dénouement de la guerre. Nous poursuivrons ensuite avec une étude du climat politique britannique et c’est à ce moment ou Mr Meynard perdra complètement pied en faisant la promotion d’une imposition accrue sur le capital et sur d’autres denrées plutôt que de réduire les coûts de fonctionnement structurels de la Grande-Bretagne. Rappelons tout de même que Mr Meynard est un étatique n’ayant à première vue aucun lien avec le monde productif et comme tout bon étatique qui se respecte, il pensera dur comme fer que l’imposition de la production de richesse est le seul moyen de répartir la richesse et d’investir dans le futur de la Grande-Bretagne.

Ma vision : Pauvre John j’aurais aimé être à côté de lui pour lui expliquer, même en anglais s’il le fallait que le rôle d’un étatique est simplement de s’occuper de certaines tâches régaliennes et nullement de se prendre pour un capitaine d’industrie ou encore un bâtisseur .L’homme publique n’a strictement aucun capital légitimement gagné à réinvestir. Le capital s’accroît dans les mains d’êtres dotés de certaines capacités entrepreneuriales se qui laisse espérer par la sélection naturelle capitalistique une meilleure chance de réinvestissement profitable (la croissance, la vraie), se prendre pour un bâtisseur en spoliant par l’imposition une partie des revenus de sa population peut être très dangereux, les choix et directions empruntées risquent de n’avoir aucune réalité économique fautes de risque de destruction du capital personnel durement gagné ou encore de non-validation des premiers paliers de réinvestissement via  la sélection naturelle économique. C’est bien pour cela que la plupart des investissements issus de l’extorsion étatique ne se transforment que très rarement en actif et demeurent de vulgaires passifs engluant les états dans des dettes de plus en plus astronomiques.

Pour revenir au livre Mr Meynard nous fera divers portait d’homme d’époque dont un certain Trotsky qui n’a pas du tout l’air d’être dans ces petits papiers et connaissant ce personnage, je crois que John a une multitude de bonnes raisons de ne pas l’approuver, il nous parlera d’un certain Clissold mais aussi Churchill et Oxford dont je vais mettre les ouvrages dans ma « to read list ». Ce chapitre est très littéraire et demeure vraiment plaisant à lire.

En conclusion, c’est un tout petit ouvrage très intéressant.

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